La conjugaison active et pronominale selon Villemur

Éleuthère
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Le passage ci-après du clavier de Villemur prouve que ce prétentieux est un ignorant tout à la fois incapable d’accorder un verbe avec son sujet, de comprendre la conjugaison pronominale. Il va jusqu'à juger inutile l’expression obligatoire d’un pronom. 

Chez ceux qui n’ont aucune compréhension syntaxique des rapports entre les mots, et donc des accords, l’on rencontre des fautes de ce genre où l’accord ne se fait pas avec le sujet, mais avec un pronom personnel d’attribution.

Cette incompréhension a conduit notre âne bâté à faire l’accord avec le pronom d’attribution de la troisième personne du singulier lui et le voilà écrivant tend, au lieu de le faire avec son sujet je et de l’écrire tends.

Lecteurs, vous voyez objectivement le niveau de ce cancre !
N’allez pas penser que son ignorance s’arrête à ce degré.

Avant d’expliquer les incompréhensions qui encombrent son esprit, l’on doit prouver sa malhonnêteté foncière. Vous allez, Lecteurs, la voir naître sous vos yeux. Il prétend avoir tendu un piège à Éleuthère quand c’est Éleuthère qui lui en a dressé un, en lui donnant la solution sans lui donner l’explication. Éleuthère savait qu’en procédant ainsi, il laisserait l’âne s’enferrer. Maintenant, regardez de près le texte que cet imposteur a initialement écrit : Cela ne doit pas nous empêcher de se demander si… et gardez-vous bien de méditer la correction qu’il vous propose : Cela ne doit pas empêcher de se demander…

Prenons sa première phrase fautive. Pourquoi l’est-elle incontestablement ? En vertu de la règle ainsi formulée par la grammaire supra représentée et selon laquelle, lorsqu’un verbe pronominal à l’infinitif, au participe ou au gérondif a le même agent qu’un autre verbe de la phrase, son pronom complément doit être du même degré personnel que le sujet de ce verbe.
   Ex.1 : Vous avez perdu votre chemin en vous promenant, et non pas en se promenant. 
   Ex.2 : Je m’empêche de m’endormir, et non pas s'endormir.

Cette règle formulée par des grammairiens de talent qui, contrairement à Villemur, savaient écrire le français, est incontestable.

Appliquons-la au jargon de Villemur, première mouture, et non pas à la seconde, malhonnêtement trafiquée. Les lecteurs se rendront compte que le prétentieux n’a rien compris à la conjugaison française, sans parler de bien d’autres choses.

En effet, cet âne ne comprend pas ce qu’il dit. En écrivant Cela ne doit pas nous empêcher de, il utilise, non pas l’actif empêcher, mais le pronominal s’empêcher de, ce qui n’est pas la même chose, sauf dans l’esprit confus de Villemur.

Chacun verra immédiatement que ce pronominal est conjugué à la première personne du pluriel (nous). C’est Villemur lui-même qui nous l’a imposé, et non pas Éleuthère.

La difficulté pour Villemur, c’est qu’il ne comprend rien aux pronoms personnels réfléchis et non réfléchis. Allez instruire cet âne, c’est désespérant.

Vous allez me dire avec raison : apportez la preuve.

C’est lui qui a écrit nous empêcher de se demander, cette monstruosité grammaticale. Remarquez qu’il a utilisé la forme réfléchie se. Vous avez aussi remarqué que les deux verbes pronominaux avaient même sujet, à savoir nous de la première personne du pluriel. Or se n’est pas un pronom personnel de la première personne, mais de la troisième du singulier ou du pluriel.

Voilà l’âne fait comme un rat.

Appliquons la règle supra mentionnée, comme un bon élève de CM2. Puisque nous empêcher est un pronominal de la première personne du pluriel et que se demander a même sujet, ce dernier doit être aussi à la première personne du pluriel. En bonne logique syntaxique ignorée de l’âne, mais perçu par notre moutard éclairé, il fallait donc écrire : Cela ne doit pas nous empêcher de nous demander…

C’est bien Villemur qui s’est enferré à l’hameçon en écrivant cette incorrection : Cela ne doit pas nous empêcher de se demander, quand il aurait dû écrire de nous demander si…Et le comble, c’est qu’il juge inutile le pronom personnel nous !!! C’est toucher le fond de l’ignorance. Il s’avise en cette occasion que l’expression ne doit pas être pesante comme la sienne, mais légère, ailée. Et il veut sacrifier l’obligation syntaxique à une prétendue lourdeur. Double ânerie.

Et pour que la mauvaise fois insondable de l’âne ne puisse pas davantage s’exercer, nous allons présenter un tableau incontestable de cette conjugaison, aux premières et secondes personnes du singulier et du pluriel, en nous appuyant honnêtement sur la structure qu’il a choisie :

Cela ne doit pas m’empêcher de me demander…

Cela ne doit pas t’empêcher de te demander…

Cela ne doit pas nous empêcher de nous demander…

Cela ne doit pas vous empêcher de vous demander…

Voilà, Monsieur l’Âne, ce que vous ne compreniez pas.
Ce tableau prouve incontestablement que l’Âne avait tort.

Ceci dit, Éleuthère ne cache pas qu’il faut posséder d’autres connaissances syntaxiques pour que cette démonstration juste devienne lumineuse, en tenant le pourquoi, car ce tableau donne le comment, mais il ne lui livre pas le pourquoi.

Laissons l’Âne dans son ignorance. Il va encore braire et ruer en s’enferrant davantage.

Pourquoi le laisser ? Souvenons-nous du proverbe français, présenté ici en deux heptasyllabes:           

« FAIS DU BIEN A UN VILAIN

   IL TE CH....  DANS LA MAIN. »

En nous proposant une nouvelle correction pour sa phrase incorrecte, il tombe de Charybde en Scylla, d’une mer houleuse à une mer tempétueuse qui engloutit esquif et matelots, disait la mythologie grecque antique.

Monsieur Villemur ne s’est pas contenté d’amuse-gueule, il veut le plat principal. Il va être servi, bien servi.