Reproches et conseils de Boileau à Monsieur Villemur

Éleuthère
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Chaque lecteur, qui, favorisé par le sort, a eu l’heur de faire de solides études classiques, a reconnu là deux vers célèbres de Nicolas Boileau.

Ils sont ici rappelés pour la totale confusion de Monsieur Villemur.

  1. « Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire. »
  2. « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. »

Monsieur impute ses nombreuses fautes de langue à la surabondance de ses diarrhées verbales, et non pas à son incurable incapacité à écrire en bon français. Et, avec cela, il ose déclarer son grand amour de la langue française ! Notre belle langue se sent offensée par son jargon.

 

Il s’imagine que les corriger sous les coups de boutoir d’Éleuthère, c’est les effacer, les nier. Et pourtant, elles demeurent bien réelles dans les disques durs, comme tout ce qu’il écrit.

 

 

 

 

Écoutez donc le maître Boileau qui, pour vous Villemur, joint au conseil le reproche.

Le reproche : puisque vous ne savez pas vous borner, vous ne savez pas écrire. Ce n’est pas Éleuthère qui le souffle, c’est Boileau qui l’articule.

Le conseil : si vous voulez un jour lointain savoir écrire, apprenez à vous borner, chose quasi impossible, lorsqu’on souffre de diarrhées verbales persistantes provoquées par l’orgueil.

Un autre conseil qu’il donne aux esprits modestes pour être entendu, c’est de remettre son ouvrage sur le métier, vingt fois de suite. Et cela pour une production d’une certaine qualité.

Si Boileau avait songé à son insignifiante personne, comme il s’est qualifié lui-même, il aurait écrit « cent fois » en désespoir de cause, l’ultime tentative étant pensée infructueuse.

 

LA NÉGATION DE SES FAUTES PAR VILLEMUR

Ce Monsieur nie ses fautes en disant d’abord qu’il les a toutes corrigées, en articulant ensuite que celles qui restent n’existent que dans l’esprit d’Éleuthère, comme si celui-ci se trompait et trompait ses lecteurs.

Éleuthère va donc le convaincre d’erreur et de malhonnêteté, en revenant sur ce qu’il a déjà prouvé.

Il suffira de rappeler une des fautes de cet ignorant pour convaincre les lecteurs : « le principe et le montant de la rémunération sont votées en novembre 2017 ». L’honnêteté du lecteur voit bien la faute Chez Villemur.

Quiconque a corrigé des fautes du primaire, du collège, voire du lycée, sait qu’une erreur courante est de faire l’accord du verbe, non avec le sujet, mais avec le complément de ce sujet nominal.

Si le lecteur analyse à fond l’erreur encadrée en noir, il trouvera cet accord monstrueux, car il est fait tout à la fois en nombre avec les deux sujets pluriels et en genre, avec le complément rémunération féminin. Villemur n’a aucun sens des rapports syntaxiques d’une langue.

Éleuthère a catégoriquement affirmé que ce Monsieur ne sait ni conjuguer l’infinitif présent du verbe pronominal, ni assurer la cohérence pronominale. Il persiste et signe. En déclarant que ces incompréhensions n’existent que dans l’esprit d’Éleuthère, Villemur s’accable lui-même en confirmant l’accusation d’Éleuthère.

Il était prévisible qu’il ne comprendrait pas cette erreur sur l’emploi du pronominal et l’on attendait qu’il nie pour enfoncer le clou. Le marteau choisira son heure. En attendant, les lecteurs sont aimablement renvoyés au précédent article sur ce point (grammaire et langue française).

Il a aussi voulu en imposer, en faisant une citation latine de l’Énéide de Virgile, mais en l’utilisant mal à propos. Si ce point intéresse le lecteur, qu’il lise le passage rappelé ci-après :

Jusqu’à présent, Éleuthère n’a servi à l’infatué de lui-même que des amuse-gueule, certes fort relevés. On a le sentiment que ce masochiste recherche le plat principal qui lui enflammera l’estomac et lui brûlera sa présomption.