Grammaire et langue française

Éleuthère
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Que mes chers lecteurs ne se méprennent pas : je n’aurais pas repris aussi assidûment les fautes de toutes sortes que Monsieur Villemur ne cesse de commettre, si sa médiocrité présomptueuse ne s’avisait pas de délivrer des leçons à autrui.


La Bruyère, V. 76

Il y a peu de temps, il a répandu de longues diarrhées verbales sur « les réponses de François Asselineau » où langue et pensée souffrent.

Pour que soit facilitée aux lecteurs la compréhension de son galimatias, les passages incriminés seront rappelés et référencés en rouge.

« Enfin, chacun aura son interprétation de ces valeurs-là, à l’une de son expérience. »

Monsieur Villemur utilise des homophones et des homographes, sans être capable de les distinguer, de les employer selon leur structure admise et sans en connaître la signification.

Le nom qui désigne une certaine mesure se dit et se prononce « aune » et non pas « une », dont le genre est féminin ; « à l’une de son expérience » ne signifie rien. Ce jargon est vide de sens. Un autre homographe « aune », qui peut aussi s’orthographier « aulne » en souvenir de son origine latine (alnus, -i, féminin, comme tout arbre latin, mais devenu masculin en français) désigne un arbre de sol humide (Larousse agricole 1981, page 124).

Il ne suffit pas de connaître la bonne orthographe et le bon genre, il faut encore maîtriser la structure. Ce qu’ignore Monsieur Villemur.

Le nom aune de genre féminin entre dans la structure « mesurer les autres à son aune », c’est-à-dire « prendre son propre étalon pour jauger, juger les autres ».


TLFi

Éleuthère abrège la démonstration pour laisser l’ignorant jacasser et s’enfoncer dans le ridicule. Les lecteurs constateront que Monsieur Villemur n’a compris ni le bon usage des adjectifs démonstratifs simples et composés, ni l’emploi judicieux de la structure d’usage.

S’il savait l’art d’écrire notre langue nationale, il aurait dit simplement et brièvement : « Chacun jugera ces valeurs à son aune ».

Mais l’ignorant complètement, il jargonne 14 mots pesants et filandreux, quand l’expression à tous égards correcte n’en réclame que 7. L’homme qui sait écrire allège et abrège. Celui qui ignore cet art alourdit et allonge.

Chacun a dans l’esprit une mesure pour jauger autrui, le juger. Le Français a pour mesure de longueur moyenne le mètre. Chez Monsieur Villemur, c’est le millimètre. C’est dire si ses opinions sont petites, étroites, étriquées et rétrécissent tout.

Il vient dans ce texte de nous en administrer lui-même la preuve. En effet, dans sa première partie (A), la relation socratique de maître à disciple est pour lui sodomisation. C’est d’abord avoir ramassé goulument dans les cloaques de l’histoire la notion si noble de relation socratique, c’est ensuite ravaler tout au niveau de ses propres médiocrités, ce dernier terme étant un euphémisme.

L’on sait que les disciples d’Épicure ont été traités de pourceaux par certains religieux bornés, car ils professaient que l’homme est né pour le plaisir, ad voluptatem, disaient les Latins, πρς τν δονν ont dit avant eux les Grecs, comme s’il n’y avait plaisir ni de cœur, ni d’âme, ni d’esprit. Et voilà que Monsieur Villemur, du haut de son infime hauteur, juge qu’éducation socratique est sodomisation.

Nous sommes descendus dans le cloaque Villemurien pour en retirer quelques leçons sur lui ; remontons vite à la surface pour respirer l’air pur et sain.

Cet autre article d’Éleuthère sur le site internet reprend ce sujet LIBÉRATION - dont il faut se libérer.

Vous comprenez mieux, chers lecteurs, pourquoi je combats cet homme qui doit être exclu de notre mouvement. J’ai gardé souvenir de mes lointaines lectures qu’un scientifique athée invétéré avait, au soir de ces jours, avoué que ce qui ébranlera toujours son athéisme, c’est la bonté éclatante qui anime certains cœurs humains, quand la nature de l’homme l’incline à un égoïsme hideux.

Éleuthère aime les êtres privilégiés qui élèvent leurs semblables et s’éloigne de ceux qui les ravalent en dessous de leurs propres bassesses.

« …prêter le flan à la critique. »

Décidément, Monsieur Villemur ne sait pas distinguer les mots homophones et homographes et, de ce fait, sa phrase est un non-sens.

Oui, on l’entend déjà hurler à la faute de frappe. Hélas pour lui, il a plusieurs fois frappé cette expression sous cette orthographe sans signification.

Il existe deux mots homographes et un mot homophone (flanc).

Ce dernier est flanc de genre masculin et entre dans le syntagme « prêter le flanc à la critique », d’origine militaire et qui signifie « donner prise à la critique, aux attaques, s’exposer aux attaques de biais ». (Tlfi, II, B,1, in fine)

Notre délégué régional lui avait pourtant soufflé cette expression quelques jours avant.

Notre inénarrable casuiste s’est mis dans un beau pétrin, ô l’antiphrase ! en nous servant par deux fois sa pâtisserie absurde, brevetée Villemur, « le flan à la critique ». C’est pour le coup qu’il a exposé son flanc à la critique. Il est vraiment de la farine des ignorants. Ce qu’il écrit est du flan ou du vent. Voilà ce que nous enseignent les deux termes homographes masculins « flan », l’un de pâtisserie, l’autre populaire.

Mais il n’est pas qu’ignorant, il est aussi un mauvais plagiaire. En effet, il plagie Éleuthère, qui avait déjà indiqué que la suppression du compteur des adhérents soustrayait le mouvement à la critique dans son article « Première réplique à la lettre des putschistes ».

Voilà le portrait que trace de lui-même Monsieur Villemur. Point n’est besoin ici du pinceau d’un La Bruyère.

« au moment même compte tenue de cette contrainte ».

C’est le couronnement d’un jargon insupportable et d’une ignorance crasse.

Partons de ce féminin aberrant « tenue ». Monsieur Villemur, qui a dû avoir ses titres universitaires dans une pochette-surprise, ne sait pas reconnaître une structure active et sa transposition au passif. En effet, la structure verbale active ici engagée est « tenir compte de » en construction directe. Cette construction permet la conversion au passif, l’objet direct compte devenant sujet masculin du passif: compte tenu de.

Et l’ignorance fait l’accord avec l’objet indirect contrainte.

A ce stade, les lecteurs constatent que cet ignorant ne comprend pas les structures de notre langue et, partant, les accords. Il ne maîtrisera jamais notre langue nationale.

Avançons. L’accouplement des deux syntagmes au moment même // compte tenue de cette contrainte est du pur jargon. Là, point de cours d’expression gratuit ou payant. La situation est désespérée.

« (le principe et le montant de la rémunération sont votées en novembre 2017) »

Chacun voit que Monsieur Villemur ignore l’accord très simple du participe passé employé avec l’auxiliaire être avec son sujet, et non un accord monstrueux avec le complément du nom rémunération. Il fallait donc écrire tout bonnement votés, en accord avec les deux noms masculins sujets.

Monsieur Villemur n’est même pas du niveau de cours moyen primaire ! Il vient une nouvelle fois d’en administrer la preuve.

« Cela ne doit pas nous empêcher de se demander si… »

Voilà maintenant qu’il nous prouve n’avoir rien compris à la conjugaison pronominale.

Au Brevet des collèges, ce type de questions est assez souvent posé. Mais Monsieur, qui se croit grand penseur et grand écrivain, échouerait au brevet.

Non, Monsieur ne sait ni conjuguer l’infinitif présent pronominal, ni assurer la cohérence pronominale.

Ignorant que vous êtes, Monsieur, Éleuthère vous délivre une leçon gratuite en vous donnant la correction de votre erreur : Cela ne doit pas nous empêcher de nous demander si…

Mais il ne va pas plus loin dans l’explication pour vous laisser flotter dans l’erreur. C’est le prix de votre insupportable orgueil.

« Et d’autres têtes auraient émergé en son absence (horresco referens). »

Voilà maintenant qu’il s’avise de jouer au grand latiniste et se prend pour « une tête ». Que Dieu nous préserve de cette émergence !

Il est possible qu’il ait utilisé le dictionnaire des citations latines, publié chez Larousse, en 1988, puis en 1999 pour l’édition ici utilisée, page 142.

Vous auriez pu, Monsieur, avoir la politesse de traduire cette citation détachée de Virgile, Énéide, liv. II, v. 204 et qui ne peut être véritablement comprise sans le contexte, Horresco referens. C’est une malhonnêteté que de priver le lecteur des moyens de comprendre pour paraître savant. Traduisons : « Je frémis en le racontant. ».

Cette citation s’insère dans un contexte qu’il faut bien connaître pour ne pas l’utiliser à mauvais escient. C’est pourtant ce qu’a fait notre présomptueux sans finesse.

Énée raconte la mort de Laocoon tué avec ses fils par deux serpents monstrueux surgissant de la mer et il pousse cette exclamation douloureuse : Horresco referens. En relatant ce récit, Énée éprouve répulsion et effroi.

Mais quelle commune mesure y a-t-il entre ce spectacle horrifiant et l’émergence de ces têtes présomptueuses ? Aucune.

Ainsi, notre pseudo-latiniste n’a aucun tact pour bien exploiter ses connaissances livresques.

« ...déléguer les échec de sa propre gouvernance. »

L’on sait que Monsieur Villemur a du mal avec le singulier et le pluriel.
En fait, « les échec », c’est son échec.

Oui, on entend déjà pousser des cris d’orfraie, en disant que l’on chicane sur une maladroite faute de frappe.

Non, on le souligne en passant sans insister.

Ce que l’on veut aborder, c’est l’emploi impropre de son vocabulaire.

Chacun peut observer que le verbe « déléguer » est ici d’une totale impropriété. Il veut poursuivre son adversaire de sa haine tenace et révèle son incapacité à choisir le mot juste. Pauvre Villemur !

Pour exprimer sa pensée, si d’aventure il pense, il aurait pu songer aux verbes se décharger sur qqn de qqc, reporter qqc sur qqn, attribuer qqc à qqn…

Monsieur Villemur s’imagine que bien penser, c’est mal s’exprimer.

Les commentaires d’Éleuthère ne peuvent s’interrompre, puisque les diarrhées verbales de l’orgueil continueront à déverser leur flux.