Contre la casuistique effarante de J.B Villemur

Éleuthère
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Avouez, cher lecteur, qu’avant d’avoir lu mon dernier article sur son jargon (Miracle, Monsieur Villemur confesse une faute !), vous ne le saviez pas. Ce à quoi moi-même je n’avais pas pensé, c’est que notre cher Jean La Fontaine l’avait peint d’un pinceau assassin. Cela coule de source…

Lisons : 

Délectons-nous un instant avec notre fabuliste. Écoutons l’adjectif « envieuse » se déployer autant que la phonétique du mot et les règles de prosodie le permettent pour suggérer le rengorgement du vaniteux. Sentons tous les efforts laborieux que les virgules ponctuent…pour finalement aboutir à sa chute. Jaugeons « la chétive pécore » et tout son poids d’indignité. La Fontaine songeait, à n’en pas douter, à Monsieur Jean-Baptiste Villemur.

Après avoir démonté son jargon aux antipodes de l’élégance classique, démontrons ses divagations.

Monsieur Villemur est malade d’infatuation. Cela semble un mal incurable.

Dès l'introduction, il prétend pourvoir en arguments ses coreligionnaires qui seraient donc incapables d’en trouver. Dans son second point, il récidive. Il rompt en visière à tous les siens, comme dirait Tartuffe dans son mépris du genre humain. Dans leur lettre du 18 avril 2020 à Monsieur Asselineau, ces pauvres esprits, présentés par lui comme débiles, auraient entassés un bric-à-brac de griefs contre FA. Attendons les arguties du casuiste.

Voilà l’homme qui se dresse de toute sa fatuité contre les siens. Appréciez donc, Messieurs et Mesdames les putschistes. Éleuthère n’a pas ce mépris pour vous. Il vous combat, certes, car il pense que votre lettre du 18 avril 2020 fut une erreur de jugement aux conséquences funestes, mais il épargne ceux d’entre vous qui ne sont pas pleins d’eux-mêmes. L’orgueilleux lui répugne.

Après ce préambule, passons à l’examen des deux premiers points.

Situons le problème : Monsieur Villemur prétend avoir relevé 10 arguments exposés par les partisans de François Asselineau, les uns dits mauvais, les autres soi-disant sophismes, pour apprendre aux putschistes et leurs inféodés à les contrer.

Ainsi, Monsieur Villemur s’érige en maître condescendant de ses coreligionnaires et en censeur méprisant de tous ceux qui demeurent loyaux envers Monsieur Asselineau. Que les uns et les autres le conspuent sans remords. Point de Villemur chez nous.

POINT 1

L’argument des loyalistes, comme il les appelle (Miracle, Monsieur Villemur confesse une faute !), est que le BN ne devait pas faire éclater cela dans la presse. Et l’on va assister à la réfutation de cet argument par le Grand Maître en sophismes.

Débarrassée de toute la diarrhée verbale, sa réfutation consiste à dire que, puisque rien ne pouvait remonter au président, il fallait bien que l’on déverse dans la presse « la somme des manquements et des vexations ».

Cette ratiocination est proprement ahurissante. Que révèle-t-elle ?

Une ignorance juridique des devoirs de ceux qui sont membres élus du Bureau National, à savoir le secret des délibérations.

Toujours sans comprendre leurs devoirs, ils vous rétorquent : « Nous voulions certes déverser nos vexations et vomir notre haine contre Monsieur Asselineau, mais il y avait l’histoire du harcèlement sexuel présumé ».

À fortiori le secret s’imposait, d’abord parce que c’était une accusation grave, ensuite parce que cette accusation était sans certitude.

Que fallait-il faire dans cette circonstance ?

Ne pas faire ce qui a été fait par les instigateurs putschistes.

  • Ils ont ameuté des personnes qui n’étaient pas membres du BN et qui donc n’avaient pas à en connaître en les pressant de signer, sans leur donner ni le temps de la réflexion, ni les preuves certaines de leurs accusations.
  • Ils ont rédigé la lettre du 18 avril 2020 et l’ont fait signer par des personnes extérieures au BN.
  • Ils ont même porté signataire de leur lettre une personne qui ne l’était pas, révélant par là leur malhonnêteté, quand cette personne s’est montrée d’une totale honnêteté.
  • Ils ont écarté les membres du BN réputés loyaux, sans recueillir leurs signatures.
  • S’érigeant en tribunal populaire, ils ont sommé le président, sous menace, de démissionner sous 48 heures.
  • Ils ont rédigé une lettre dont la forme et le contenu sont indignes de membres d’un Bureau National.
  • Et tout ceci dans l’illégalité la plus grande.

Ils oseront vous répliquer : « Mais que fallait-il faire alors ? ».

Mais, Messieurs et Mesdames, c’était à vous de le savoir, puisque vous aviez accepté ce poste. Votre aveu d’ignorance et d’incompétence ne vous exonère pas de vos responsabilités. Vous avez ainsi créé à l’UPR un préjudice considérable dont vous aurez à rendre des comptes, que Monsieur Asselineau reste ou parte. Éleuthère partage l’avis sensé des adhérents étrangers dont l’esprit et l’écrit ont de la tenue : il faut une enquête interne, menée par des gens intègres, pour connaître précisément les instigateurs et les exclure.

La première démarche à faire eût été

  • d’informer tous les membres sans exception du BN, et rien qu’eux, des problèmes rencontrés,
  • de leur demander de solliciter en urgence une réunion du BN
  • de préparer une lettre pondérée et respectueuse, sans injonction ni menace, qui recueille l’assentiment de tous
  • de l’adresser au président en lettre simple, en le priant de convoquer le BN dans les meilleurs délais pour l’exposé des points retenus

Si d’aventure, par maladresse ou par refus catégorique, l’assentiment général n’avait pas été obtenu, il incombait alors aux seuls volontaires d’apposer leur signature sur cette même lettre méditée et de l’adresser au président, sans mettre en cause ceux qui s’y refusaient.

Et si aucune suite n’était donnée, il convenait alors d’adresser au président de l’UPR cette même lettre en recommandé avec accusé de réception, précaution de couverture. Mais on peut douter qu’il eût fallu aller jusqu’à cette extrémité.

Et que nous propose Monsieur Villemur ? Notre bon père casuiste absout de leurs divulgations ses ouailles rebellées, en faisant retomber la faute sur le président. C’est avoir un sens aigu des responsabilités !

Et puisque cet incurable casuiste délivre des leçons à tout un chacun, Éleuthère saisit en passant l’occasion de lui en délivrer une nouvelle, et ce ne sera pas la dernière si son orgueil s’entête.

Cher lecteur, vous ne jouez ni Tartuffe, ni Acis, ce diseur de Phébus à qui l’esprit manque (La Bruyère V, 7). C’est que vous avez de l’esprit, un esprit sain. Vous savez distinguer sans hésiter le sens des expressions suivantes : avoir beau jeu de et avoir beau +infinitif. Eh ! bien ! notre Phébus Villemur qui pérore orgueilleusement ne le sait pas. Lisez donc les deux dernières phrases de son §1 et vous comprendrez la grossièreté de sa faute. C’est une faute de pensée en même temps.

POINT 2

Notre casuiste veut contrer l’argument des « loyalistes » selon lequel le courrier du BN est indigne et constitue un bric-à-brac.

Et lui, d’accuser l’esprit de ses coreligionnaires d’être un capharnaüm. Une gentillesse envers eux !

Mais l’accusateur ne sait même pas définir les choses. Éleuthère les a clairement analysées dans les articles publiés sur le site upr51.fr et intitulés réplique à la lettre des putschistes [1, 2, 3, 4]. Il se permet d’y renvoyer ses lecteurs.

Voici comment raisonne ce nouveau casuiste délirant : la lettre de ses coreligionnaires est « un millefeuille » de reproches qui ne plaide pas en leur faveur, mais ce « n’en est pas vraiment un » et de conclure : « le courrier des signataires mélange tout parce qu’il soupçonne FA de tout mélanger »

Vous avez bien compris, lecteurs : cette lettre est un bric-à-brac, mais elle n’en est pas un, et de conclure : mais les signataires mélangent tout parce qu’ils soupçonnent FA de tout mélanger.

Vous voyez la puissance de cette raison…déraisonnante, délirante, divagante !

Et quel rapport de cause à conséquence y a-t-il entre le soupçon de tout mélanger chez FA et le mélange complet dans l’esprit des signataires. Les gens qui ont la raison infirme et qui veulent régenter l’esprit des autres doivent être impitoyablement écartés.

Et notre bon père casuiste de donner l’absolution générale à ses ouailles, sans exiger ni repentance ni réparation, et en rejetant leurs fautes sur le dos de FA.

Avec cela, l’on pourrait croire la mesure comble. Hélas ! il n’en est rien. Il y a beaucoup plus grave que cette déraison. C’est très inquiétant : avec un tel raisonnement, l’on conduit tout droit tout accusé à l’échafaud.

En effet, tout lecteur qui lit les lignes suivantes : « Si FA est coupable des faits de harcèlement, alors il est possible que…il est possible que…il est possible en résumé que…les soupçons les plus graves justifient les soupçons les moins graves » est saisi d’un effroi sans nom.

Il découvre où nous conduit ce type d’esprit et de divagation. Chaque membre repose sur une hypothèse. La première hypothèse est : si Fa est coupable de harcèlement. Les autres hypothèses toutes introduites par il est possible seraient la conséquence de la première.

Concrètement dit, s’il est coupable d’une chose, on peut déduire nécessairement qu’il est coupable de telle et telle autre chose. Et la conclusion affolante : « les soupçons les plus graves justifient les soupçons les moins graves ».

Villemur le dit lui-même avec une effronterie sans pareille, tout repose sur des soupçons. Et c’est ainsi que l’on envoie les prétendus coupables en prison, que les révolutionnaires de la Terreur conduisaient les innocents à l’échafaud, que les régimes dictatoriaux voulaient rendre fous les opposants en les enfermant dans des asiles psychiatriques. C’est le Robespierre de la Terreur, sans le talent oratoire. Et l’on songe à Vergniaud qui voulait consommer la Révolution par l’amour quand elle l’a été par la terreur, à Madame Roland, à sa dignité conservée jusqu’au moment où s’est abattu le couperet fatal et à son mot gravé dans la mémoire des hommes libres : Ô Liberté, que de crimes on commet en ton nom, à notre délicieux poète André Chénier… Que de têtes pensantes coupées dont la voix retentit toujours dans le cœur des amants de la vérité et de la justice. Et la sagesse est de se répéter le mot de l’éminent Pascal : Qui veut faire l’ange fait la bête.

La grenouille s’est enflée jusqu’à exploser sous l’action de ses propres délires funèbres !