Miracle, Monsieur Villemur confesse une faute !

Éleuthère
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Le miracle, c’est que l’orgueil incommensurable de Monsieur Villemur a plié le genou devant la démonstration imparable d’Éleuthère.

En effet, Monsieur Villemur vient publiquement de confesser sa faute sur ce passage où figure le groupe « présomption de compétence ».

En clair, il reconnaît qu’il n’a pas su faire la distinction entre la fonction sujet et la fonction objet direct, connaissance élémentaire, et qu’il a pris le sujet pour l’objet et l’objet pour le sujet.

Pour illustrer sa grave erreur, un exemple vaut mieux qu’un long discours.

Au lieu d’écrire, par exemple, cette phrase simple, sujet + verbe + objet direct :
              Le loup a dévoré son bras
l’on écrit cette absurdité :
              Son bras a dévoré le loup

Comme quoi il importe de savoir distinguer le sujet de l’objet direct !

Vous allez peut-être penser que ce clystère grammatical du primaire aura suffi à Monsieur Villemur. Nenni ! Pour rectifier une erreur, il faut en connaître la cause avec humilité et, quand l’orgueil prédomine, on est incurable.

La cause, honnêtement analysée, est dans son esprit tarabiscoté et dans son ignorance du sens des mots. Appuyons l’affirmation sur une démonstration irréfragable.

L’idée qu’il voulait exprimer, débarrassée de sa gangue, était la suivante : Le BN estimait Monsieur Asselineau compétent et digne de confiance.

Mais, enclin aux tournures tordues, Monsieur Villemur ne maîtrise pas les sens précis des mots. Présumer n’est pas estimer, juger, croire mais supputer, supposer…Dans un cas, Monsieur Asselineau est jugé compétent et digne de confiance, dans l’autre, on suppose qu’il détient ces qualités jusqu’à preuve du contraire éventuellement, comme dans la présomption d’innocence, on suppose l’accusé innocent.

Étaler un vocabulaire dont on ne maîtrise pas le sens et rechercher des tours tordus pour paraître savant conduit inévitablement au jargon.

Monsieur Villemur ose parler de son style, terme noble, quand il faudrait parler de son jargon.

Le lecteur d’Éleuthère a constaté que Monsieur Villemur tait les deux remarques sur son emploi du « quant à » que son mépris doit tenir pour négligeables. Ou il sent son talon d’Achille touché et recouvre de silence ces deux remarques ou son orgueil l’aveugle et n’en saisit pas la portée.

La vérité est que Monsieur Villemur se prend pour un « intellectuel » et opère des distinguos du type quant à ceci…quant à cela…qu’il imagine sublimes et qui ne sont que deux pauvretés pitoyables de son jargon rocailleux.

Il est aisé de le démontrer.

Reprenons le premier exemple :

« D'abord, le point n’est toujours pas éclairci quant à savoir lesquels, des signataires ou de François Asselineau, ont diffusé l’échange de courriels. »

Ce jargon pesant et traînant vient du fait que l’auteur ignore les rapports syntaxiques entre les mots et la structure élémentaire, comme déjà démontré, sujet + verbe + objet direct.

En l’occurrence, la structure : qqn sait/ignore qqc.

Chacun sait que le pronom « on » exprime le sujet indéfini, que l’objet direct peut être un nom, un pronom ou une subordonnée.

En possession de toutes ces données syntaxiques, il est aisé d’écrire la pensée à exprimer :
On               ne sait toujours pas      qui a diffusé l’échange de courriels.
Sujet indéfini         verbe de forme négative                  subordonnée interrogative indirecte

Si l’on veut abréger davantage, l’on se souviendra des oppositions entre ne pas savoir/ignorer, ne pas accepter/refuser…et l’on écrira :
On                     ignore toujours            qui a diffusé l’échange de courriels
Sujet indéfini              verbe de sens négatif

Le lecteur constate que la dernière solution ne comporte que dix mots (10), quand le jargon de Monsieur Villemur en a vingt-cinq (25).

Décidément, les auteurs classiques du XVIIème siècle sont clairvoyants.

La Bruyère a peint avec précision le portrait de Monsieur Villemur en dessinant celui d’Acis. Ne cherchez pas plus loin, cher lecteur. Lisez ce portrait d’Acis, et vous connaîtrez fort bien Monsieur de Villemur sans jamais l’avoir rencontré. Et vous le fuirez comme la peste.

Dans un autre domaine, Monsieur Villemur a l’impudence de se plaindre qu’on l’insulte, quand il a le premier traité Éleuthère de cuistre. Non, Monsieur, Éleuthère ne vous insulte pas, il relève les insultes que vous faites à la langue française. Le constat d’un fait n’est pas une injure. Mais c’est vous qui pratiquez la double injure, celle contre la personne et celle qui viole outrageusement notre langue.

Quand Éleuthère disait que Monsieur Villemur vomissait en insultes des mots compliqués qu’il ne comprenait pas, il vient de nous en servir un rata. Pensez donc, il remonte à Aristote et à Leibnitz pour tirer du nom entéléchie l’adjectif entéléchique et écrire avec un ridicule achevé : l’entéléchique guignolerie de ta réaction. Qu’il se risque donc à établir le sens avec rigueur !

Terminons pour aujourd’hui avec une accusation portée contre le site upr51.fr que nous vous invitons tous à consulter. Monsieur Villemur, qui est imbu de lui-même, déplore qu’ « une tribune de ce site soit consacrée à répondre à son insignifiante personne… ». C’est purement et simplement mensonger.

Mais prenons-le au mot : il juge sa personne insignifiante, tenons-le pour une quantité négligeable.

À demain, avec La Fontaine.

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