Réponse à Monsieur Villemur

Éleuthère
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Vous ne connaissez pas Éleuthère, dites-vous, et vous l’injuriez de cuistre. Vous venez de démasquer votre penchant à l’insulte gratuite et vos méthodes de forban, à l’instar de votre coreligionnaire Mathias Masclet.

Éleuthère ne vous connaît pas non plus, Monsieur Jean-Baptiste Villemur. Il n’est pas dans ses mœurs d’injurier les personnes, comme vous le faites. Il se bornera ici à examiner votre expression en toute objectivité. L’examen du premier point que vous abordez suffira pour vous ridiculiser.

Puisqu’un texte de Monsieur Bruno Portelli que je ne connais absolument pas s’est glissé entre les deux vôtres, j’ai eu la curiosité de le lire. Il livre une cuisante leçon à votre présomption, mais il est à craindre que votre insuffisance ne la comprenne pas du tout. Cela arrive quand un nain se prend pour un géant.

Votre deuxième texte dont le voisinage insulte la plume de Bruno est d’un fieffé béotien, qui ose traiter autrui de philistin. Ignorant totalement l’art d’écrire, vous jugez une plume typiquement française à l’aune de votre médiocrité crasse.

Vous estimez pédantes les précisions judiciaires et juridiques fournies pour éviter aux adhérents de tomber dans un piège dangereux. Et vous claironnez la condamnation certaine de Monsieur Asselineau. De ce pas, vous allez tout droit à une condamnation possible, pour peu que Monsieur Asselineau arme le bras de la justice pour faire respecter la présomption d’innocence. Mais vous êtes un béotien en droit, comme en tout.

Mu par la haine qui vous aveugle, vous jubilez contre Monsieur Asselineau. Méfiez-vous, la justice n’est pas à vos ordres, et il pourrait vous en cuire.

Éleuthère va vous faire un aveu. Jusqu’à présent, il n’arrive pas à croire à la culpabilité de Monsieur Asselineau et il attend bouche close, comme le veut la loi, en bon démocrate, la décision définitive de la justice. Si par malheur, sa culpabilité était établie, il verrait avec une immense tristesse une chute si affligeante et un si douloureux préjudice ? Il ne rougirait pas d’avoir espéré l’innocence, car il la souhaite toujours, et, dans la faute, il se répéterait cette phrase justement célèbre : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre » Mais vous ne savez pas ce qu’est un cœur vraiment humain, pour avoir une telle exaltation dans la haine.

Vous vous croyez un grand écrivain et un grand penseur. Les observations d’Éleuthère vont vous ravaler au rang où votre médiocrité vous place. Vous claironnez votre rationalisme, mais vous n’êtes qu’un néant à côté d’un Descartes ou d’un Malebranche, par exemple. En vous lisant, les vrais rationalistes vous fuiraient comme la peste.

Votre style filandreux et jargonnant torture vos pitoyables sophismes. Vous être la honte de Socrate. Il faut chasser les sophistes de l'UPR à tout jamais ; ils n’ont pas à y trouver place. Vous et votre coreligionnaire Mathias Masclet.

Le préambule à votre paragraphe 1 vous présente comme un partisan des putschistes qu’il souhaite fournir en arguments contre les sophistes partisans de François Asselineau. C’est considérer ses coreligionnaires comme des minus habens qui ne savent pas concevoir des idées. Et si l’on cherchait quel est le minus de tous, l’on tomberait sur vous. D’ailleurs, Éleuthère parmi ces égarés en trouverait un certain nombre qui ont quelque réflexion.

Voici le début votre premier paragraphe, Monsieur Villemur, avec son intitulé et son développement spécieux.

En voilà assez pour juger un jargon.

Les grands écrivains du XVIIème siècle et bien d’autres après eux ont considéré non sans raison que la clarté, la brièveté et la simplicité étaient des qualités du style. Avec vous, on ne peut parler de style, il faut parler de jargon.

Reprenons les deux éléments où figurent en jaune les deux « quant à » que vous prenez pour des distinguos sublimes de votre pensée. Hélas pour vous ! Ils ne sont que deux pauvretés pitoyables de votre jargon.

Passons à la preuve.

Vous chaussez votre phrase de vingt-trois mots de plomb, et elle est à cent lieues de la phrase ailée d’un Platon ou d’un Racine.

Voici votre phrase :

« D'abord, le point n’est toujours pas éclairci quant à savoir lesquels, des signataires ou de François Asselineau, ont diffusé l’échange de courriels. »

Celle écrite selon les règles classiques :

« On ne sait toujours pas qui a diffusé l’échange de courriels. »

La comparaison des deux textes montre, de votre côté, la longueur inutile, la pesanteur éléphantesque et le cafouillis vocal, du côté des classiques, la simplicité, la brièveté et la fluidité, avec l’art de ne pas répéter l’implicite.

Quel jargon insupportable vous traînez ! Le public, même peu exercé, peut en juger.

L’on va vous infliger un second clystère pour affliger vote vanité maladive, sans espoir de la guérir.

Un autre morceau de votre jargon :

« …l’impossibilité quasi absolue de remontrer quoi que ce soit au président quant à sa gestion toute personnelle du parti. »

Là, on se demande si vous avez voulu écrire « remonter ou remontrer ».

Errare humanum est, mais, pour vous, il faut dire Perseverare diabolicum.

Vous pouvez utiliser le mot vieilli remontrer , mais à condition de respecter la bonne structure syntaxique qui correspond au sens voulu. Le TLF, le Littré, le Robert, le Larousse… vous apprennent que le sens choisi impose la structure suivante : remontrer qqc à qqn.

Connaissant la syntaxe de notre langue nationale, vous auriez pu trouver, laborieusement pour vous, la phrase qui s’imposait :

« …l’impossibilité de remontrer (remonter) au président rien de sa gestion personnelle du parti. »

Deux solutions convenait syntaxiquement, mais dans deux sens différents. La première (avec remontrer) reproche au président sa gestion du parti, la seconde (avec remonter), que rien n’y remonte.

Monsieur, soignez-vous, vous êtes malade du superfétatoire. Apprenez de Jules Renard ce que signifie ce terme. Il est vrai que vous n’êtes pas disciple de Socrate, accoucheur d’esprits.

Vous voyez qu’Éleuthère peut encore vous en remontrer. Qui s’y frotte s’y pique et meurt de ridicule

Toujours filandreusement, et contraire à votre pensée aigre, vous avez écrit :

« Tout se faisait sur la présomption de confiance et de compétence qu’avait FA vis-à-vis du BN. »

Vous dites en tarabiscoté : FA avait une présomption de confiance et de compétence envers le BN. Simplement exprimé, cela signifie : Monsieur Asselineau estimait le BN compétent et digne de confiance. Et alors vous tressez à votre ennemi irréconciliable une couronne de lauriers !

Mais votre pensée floue a inversé les termes. Apprenez donc à distinguer le sujet et l’objet du verbe utilisé, Monsieur, avant de distribuer des leçons et des insultes, pour dire ce que vous vouliez dire. Cet apprentissage est du niveau primaire. Est-ce à votre portée ?  Voilà simplement exprimée votre affirmation : « Le BN estimait Monsieur Asselineau compétent et digne de confiance ».

Je résume avec Voltaire, une excellente plume assassine. Vous êtes un nain qui monte sur ses échasses pour paraître grand.

Après cela, où est le cuistre ? 

À bon entendeur, salut.