Première réplique à la lettre des putschistes

Éleuthère
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Information générale

Les putschistes, qui se sont ainsi nommés tout en le niant, ont divulgué en dehors du Bureau national (BN) une lettre comminatoire qu’ils ont adressée au Président de l’UPR, François Asselineau et qui n’aurait jamais dû franchir les murs du BN.

Invoquant le principe du contradictoire qu’ils ont refusé à Monsieur Asselineau, ils ont voulu que cette lettre soit connue des adhérents.

Puisqu’elle a reçu contre droit et raison une large diffusion et pour qu’il ne soit pas dit que notre site internet (http://upr51.fr) bafoue ce principe sacré, leur lettre a été produite à la suite de l’article intitulé « Une lettre félonne ».

Le présent article est une réplique sans complaisance aux putschistes. Elle est inévitablement longue, si l’on veut cerner la vérité de très près. Quiconque s’érige en donneur de leçons sans en avoir l’étoffe doit s’attendre à un sévère retour de bâton.

Un premier extrait : « Le compteur des adhérents n’indiquerait pas la réalité du fichier et tromperait ainsi intentionnellement l’opinion publique. »

Tout lecteur qui sait lire remarque que le mode conditionnel a été employé, et non pas le mode indicatif réservé à l’énoncé du fait.

Ainsi, sans qu’ils se soient assurés du fait, ils ont osé qualifier la chose de « fait grave » et proférer l’accusation d’une tromperie intentionnelle.

Il faut leur rappeler un texte de Fontenelle sur une prétendue dent d’or, souvent offert à la réflexion des lycéens : « Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause. »

Curieux esprits qui confondent fait et supputation, et qui ne savent pas peser la gravité d’une faute ! Est-elle vénielle ou grave ? Mérite-t-elle la démission immédiate, à supposer même que ce soit un fait établi ? Un esprit sensé répond non. Ce qui doit être fait, c’est une rectification éventuelle ou la suppression du compteur, et à quelqu’un de faire un mea culpa.

Et pour régler ce problème, il faut savoir de quoi l’on parle. S’agit-il des adhérents qui ont réglé leur cotisation annuelle ? S’agit-il des adhérents qui ont versé leur cotisation il y a moins de trois ans ? S’agit-il de tous ceux qui ont adhéré un jour ou l’autre et qui demeurent dans la mémoire de l’UPR ?

En examinant ce problème, il faut considérer le cas des adhérents modestes qui, par conviction, ont fait l’effort de payer une première cotisation, mais n’ont pas les moyens d’y persévérer tout en demeurant frères de combat. Faut-il les effacer sans ménagement de la mémoire de l’UPR ?

En réalité, cette situation ne méritait pas tout ce tapage, cette accusation de tromperie, ce jugement et cette condamnation péremptoires. Les putschistes et leurs inféodés ne cessent de faire des fautes qui ne peuvent s’oublier, car elles nuisent gravement à l’UPR.

Les adhérents de l’étranger ont produit une « Contribution au congrès 2020 de l’UPR », dont, même dans le désaccord, on ne peut nier le sérieux. Ils rappellent opportunément ces deux vers de Boileau :

« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
...
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
L’art poétique, chant I, vers 150-154

Voilà une leçon méritée pour les putschistes, comme il sera prouvé maintenant.

Leur texte : « Ce compteur n’indiquerait pas la réalité du fichier. »

S’ils avaient fait un peu de philosophie et de langue française, ils sauraient que la réalité du fichier ne signifie rien d’autre que le fichier est réel, il existe. Que signifie alors leur phrase ? Ceci est une infirmité intellectuelle. En effet, ce qui est ici en cause, ce n’est pas le fichier, mais le nombre réel d’adhérents de ce fichier ? Ils se sont donc montrés incapables de faire cette distinction élémentaire. Sans grand talent, ils auraient pu écrire simplement et clairement pour formuler une supposition : « Ce compteur n’indiquerait pas le nombre exact d’adhérents. » et pour énoncer un fait : « Ce compteur n’indique pas le nombre exact d’adhérents. »

Ce second extrait

Et puisque nous parlons des idées et de leur expression, regardons un instant la leur avec force et véhémence.

Là encore, ils ne maîtrisent pas le sens des mots de leur propre langue. En effet, ces deux mots sont synonymes et emportent avec eux l’idée de force, mais le second est l’intensif du premier qui, de ce fait, est donc inutile et ridiculise l’expression. Cette tautologie grossière révèle néanmoins leur volonté d’accabler en assénant des mots sans se soucier des idées. Esprits, si on ose dire, verbeux et spécieux

Un troisième extrait

« Depis (sic) longtemps, nous observons, impuissants, à de nombreux départs de talents militants… »

Ce n’est pas sur la faute de frappe qui montre une relecture négligente dont il faut parler. C’est sur l’ignorance saisissante de la syntaxe des verbes. Le verbe observer est un verbe transitif direct, l’on doit donc dire observer quelque chose, et non observer à quelque chose. Il y a confusion manifeste avec le transitif indirect assister à. Ils ne sont pas choqués non plus d’écrire de nombreux départs de talents militants ; ne sentent-ils pas que l’expression naturelle inspire le tour militants talentueux. Et ils se condamnent eux-mêmes en avouant sans honte leur longue impuissance.

Ces gens font penser à cette phrase assassine de Julien Benda : « Ils ressemblent à des eunuques de harem qui caressent les idées sans espoir de les féconder »

Et lorsque l’on constate sans flagornerie la clarté et la correction de l’expression chez Monsieur Asselineau, c’est le jour et la nuit. Qu’ils aillent donc humblement à son école pour apprendre à penser et à écrire, en se souvenant de Boileau : « Avant donc que d’écrire, apprenez à penser ».

Peut-on alors accorder notre confiance d’adhérents à des personnes qui accusent sur une simple probabilité, sans s’être préalablement assurés du fait, qui ne savent pas apprécier la gravité d’une faute ou d’une erreur, qui ne discriminent pas les idées et, partant, pèchent dans leur expression, qui divulguent des informations confidentielles, qui cherchent à accabler, en prenant les mots comme massue, sans se soucier de l’idée.… ? Au jugement des adhérents de trancher.

Mais il y a beaucoup plus grave que cela. À suivre dans la seconde réplique.

Éleuthère

Commentaires

Soumis par Chris (non vérifié) le jeu 28/05/2020 - 13:35

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Une sacrée diarrhée pour éviter de parler du fond... Continuez ainsi

Soumis par Éleuthère le ven 29/05/2020 - 10:04

En réponse à par Chris (non vérifié)

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Vous avez le droit de répondre, même défavorablement, mais votre agressivité gratuite vous avilit. Vous aussi, comme la personne que vous paraissez défendre, n'entendez pas le droit. 

Le message clairement lancé est que, dès qu'une personne est accusée, c'est commettre un délit que la déclarer coupable. Je vous renvoie au Code civil, article 9-1 pour vous montrer que mes articles  ne sont pas vides, mais lourds de sens et de conséquences.

Lisez donc tous mes articles qui sont loin d'être partisans. Tout est prouvé, rien n'est attaque gratuite. Si vous voulez être entendu, argumentez et abstenez-vous de vous avilir.

Eleuthère

Soumis par Catherine Bihannic (non vérifié) le sam 30/05/2020 - 19:00

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Bonjour Eleuthère,
Bravo pour cette explication de texte qui nous renvoie à notre écriture fainéante inculquée par un enseignement du médiocre encensé.

Soumis par Éleuthère le sam 30/05/2020 - 22:49

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Catherine,

Saint Exupéry a écrit dans vol de nuit : "Ce que je déplore en chacun de ces enfants, c'est de voir Mozart assassiné"

Oui le niveau en français est catastrophique et il faut en rechercher la cause. Hélas, on ne veut pas le faire par crainte de l'agitation. En attendant, on continue d'assassiner, comme a dit Saint Exupéry.

Bien à vous.