LIBÉRATION - dont il faut se libérer

Éleuthère
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Information générale
Le juge d’instruction instruit à charge et à décharge (article 81 du Code de Procédure pénale)

Du journal Libération, le photographe Laurent Troude et le journaliste Tristan Berteloot se sont singulièrement distingués. Le premier a composé une photo diabolique de Monsieur François Asselineau, le second s’est présomptueusement érigé sans titre en procureur ou en juge d’instruction en instruisant seulement à charge, sur les seules déclarations du jeune accusateur et de ses thuriféraires, et en oubliant que la loi, la moralité et la raison imposent aussi l’instruction à décharge. En oubliant aussi la présomption d’innocence et le principe du contradictoire. C’est beaucoup pour un seul homme.

La photographie infernale révèle le parti-pris de son auteur contre François Asselineau. Quant au procureur fantoche, il le révèle dès les premières lignes de son article. Il aurait recueilli des témoignages que, du haut de sa témérité, il déclare accablants.

Ce dernier persiste et signe. Il accuse Monsieur Asselineau d’ « avoir crié à la tentative de putsch et à la machination politique ».

Si ce journaliste avait poussé méthodiquement ses investigations, il aurait appris que ce sont les factieux eux-mêmes qui ont déclaré « faire un putsch pour sauver l’Upr ». Pour éviter une nouvelle démonstration pesante aux gens informés, je renvoie aux articles qui ont été publié sur le site upr51.fr et qui s’intitulent respectivement Le quarteron tartuffe et le quarteron tartuffe (bis).

Ce qu’il ne pouvait pas prévoir, c’est qu’il apporte de l’eau au moulin d’Éleuthère, en corroborant la preuve détenue. En effet, il rapporte ces propos tenus par un membre du bureau national : « Il fallait essayer de sauver notre projet ».

L’emploi du verbe sauver prouve que c’était un mot obsessionnel chez les membres félons qui se sont institués illégalement Bureau National majoritaire. N’ont-ils pas dit que leur action était « un putsch pour sauver l’UPR » ? Et pire encore ! Monsieur Asselineau s’est donc borné à répéter leurs propres formules, sans crier au loup.

Là où éclate encore l’hostilité de ce journaliste envers Monsieur Asselineau, c’est lorsqu’il écrit que Monsieur Asselineau « s’est enfermé dans ses habituelles explications juridiques alambiquées ». En clair, le président de l’Upr ne saurait que ressasser des explications juridiques compliquées à l’excès.

Or, l’on ne peut contester que Monsieur Asselineau a l’expression claire. Si donc on ne comprend pas, il faut ne s’en prendre qu’à soi-même et à la faiblesse de sa compréhension.

L’hostilité patente se manifeste encore par le mépris du bon usage des règles de la civilité. Le président de l’UPR est, à plusieurs reprises et sans courtoisie élémentaire, appelé Asselineau. Mais, pour reprendre un adage inspiré de l’Évangile, Monsieur Asselineau n’a pas gardé les cochons avec lui.

Et ce journaliste d’un journal français méprise le lecteur français en parlant un franglais condamné par l’Académie Française. Ne parlons pas de « after », utilisé comme un nom. Mais pourquoi donc, quand le verbe français louer, compris de tous les francophones, existe, aller inventer ce monstre booker, incompris de beaucoup.

Venons-en à l’accusation principale de harcèlement et d’agressions sexuels. Il ne s’agit pas ici de s’ériger en juge d’instruction ou en avocat de Monsieur Asselineau. L’on veut montrer que ce journaliste instruit exclusivement à charge.

Et pourtant, Monsieur Benjamin Nart lui a tendu une perche pour bien comprendre. Il a déclaré que cette relation était une relation socratique, sans la dimension sexuelle.

S’il avait conduit des investigations sans préjugés, ce journaliste aurait entendu dire ici et là que c’était une affection socratique, que c’était un amour platonique, que l’accusateur n’était pas tout blanc… Et de là il aurait dû s’interroger.

Et s’il avait de la culture, la culture française, s’entend, l’affirmation de Monsieur Asselineau selon laquelle la relation entre lui et l’accusateur était « quasi surnaturelle » aurait dû immédiatement éveiller en lui la relation entre Montaigne et la Boétie. Car c’est de cela qu’il s’agit, d’une véritable amitié.

Pour en être persuadé, il faut relire Montaigne, Essais, I,28 et La Boétie, Discours sur la servitude volontaire, passage sur l’amitié impossible avec un tyran. Internet suffit pour trouver rapidement.

A 19 ans, le jeune La Boétie a défini abstraitement ce qu’est la véritable amitié, qui n’a rien à voir avec ce qu’on appelle communément amitiés. De telles relations se nouent et se dénouent au gré des circonstances et selon l’intérêt individuel. L’on songe à La Rochefoucauld. Mais pour ce jeune penseur, « L’amitié, c’est un nom sacré, c’est un chose sainte, elle ne se met jamais qu’entre gens de bien et ne se prend que par mutuelle estime. » Et d’ajouter ce mot qu’elle est quasi providentielle et ne peut être trahie.

Quant à Montaigne, il juge, par expérience vécue, que la véritable amitié est un mystère indéfinissable et qu’elle est l’œuvre d’une force supérieure. Dans le mariage hétérosexuel, le couple ne forme plus qu’un seul corps, dans l’amitié entre hommes quasi divine, le couple ne forme plus qu’une seule âme. Il en est réduit à ne pouvoir que dire : « Puisque c’était lui, puisque c’était moi ».

On a le sentiment que, pour discréditer Monsieur Asselineau, on a fait déchoir une amitié « quasi surnaturelle » dans les bas-fonds de Sodome.

Voilà ce qu’une âme délicate ressent en lisant à ce sujet les déclarations de Monsieur Aselineau. Il se sent trahi, dit-il. Cette trahison qu’il invoque n’est-elle pas la ruine douloureuse de cette amitié ?

Un dirigeant est solitaire. Il se répète avec Le petit Prince de Saint-Exupéry : « Je ne trouve personne avec qui parler véritablement. » Et quand il croit connaître une véritable amitié où règnent une totale franchise et une totale loyauté, il s’y attache, dans un rapport d’âme à âme. Chose si rare et si précieuse !

Le bureau national dit majoritaire, ce journaliste et ce photographe n’ont pas eu cette délicatesse d’âme, puisqu’ils parlent d’agressions et de harcèlement sexuels.

La parole sera au juge d’instruction si le Procureur ne classe pas sans suite cette triste affaire. Il ne nous appartient pas de nous prononcer. Il convient de laisser faire la Justice.

Éleuthère

Commentaires

Soumis par bobforrester (non vérifié) le mar 12/05/2020 - 21:16

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mauvaise défense qui prend les lecteurs pour des imbéciles qui connaissent parfaitement la nature pédéraste des deux auteurs . Rien à redire sur leur sexualité , c est pas exceptionnel mais pas plus recommandable d ailleurs pour la majorité de la population qui ne partage pas ces moeurs dégoutants.
Vous feriez mieux, plutôt que de noyer le poisson en lui attribuant des lettres de noblesse, de passez sur ce sujet qui ne regarde qu accusateur et accusé , et vous en prendre uniquement au procédé ignoble qui consiste à frapper en dessous de la ceinture pour régler une difficulté politique. C est pk je dénonce moi aussi cet amalgame qui est plutôt l ordinaire des partis et méthodes fascistes et dans l affaire ma sympathie va plutôt à l accusé , dont j ai par ailleurs critiqué mainte fois son caractère autocratique .

Votre commentaire a été lu avec attention et respect.
Je suis entièrement d’accord avec vous que le problème de sexualité aurait dû rester une affaire entre l’accusateur et l’accusé, voire entre eux deux et le juge d’instruction, et je le répète ici avec force.
Mais les putschistes ont publié eux-mêmes ce problème et Libération vient de s’en faire l’écho avec une inacceptable partialité, en foulant aux pieds les principes sacrés de la contradiction et de la présomption d’innocence. Il fallait donc y répliquer sans délai.
On ne peut que vous approuver lorsque vous jugez ignobles ces coups bas sous le bas-ventre. Vous vous dressez-là contre les putschistes et c’est raison.
Quoique hétérosexuel par inclination naturelle et par conviction, je n’aurais pas écrit « dégoutants » qui d’ailleurs auraient dû être écrit au féminin pluriel, sans oublier l’accent circonflexe (dégoûtantes).
J’ai compris que Sodome et Gomorrhe vous répugnent, mais réagissons avec tact.
Si vous me connaissiez, vous n’auriez pas écrit que les lecteurs sont pris pour des imbéciles et que des lettres de noblesse sont attribuées à Monsieur Asselineau pour noyer le poisson.
Je ne suis qu’un simple adhérent qui ne connaît pas les arcanes du sérail national, mais qui recherche la vérité pour la communiquer fraternellement aux autres adhérents et plus largement au public intéressé. 
Vous, vous proclamez que Monsieur Asselineau est homosexuel. Moi, je n’ai jamais senti qu’il le fût.
Voilà pourquoi, nos points de vue divergent là-dessus.
Ma méthode pour découvrir la vérité repose sur l’analyse rigoureuse des déclarations des uns et des autres, en révélant l’implicite derrière les propos explicites. Vous savez tout comme moi que, parler, c’est se trahir, quand l’auditeur sait démasquer l’implicite.
Échangeons, avec le seul souci de découvrir la vérité, sans querelles inutiles, en frères de combat.

Soumis par AlexJ (non vérifié) le mer 13/05/2020 - 15:20

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La présomption d'innocence est un principe juridique qui ne concerne pas le citoyen lamda.
L'électeur, et encore plus le maire qui parraine un candidat, veulent avant tout avoir affaire à quelqu'un au-dessus de tout soupçon.
"Au-dessus de tout soupçon", ça implique : "même PAS accusé de quoi que ce soit", en particulier "PAS accusé de harcèlement sexuel".

Soumis par Éleuthère le mer 13/05/2020 - 21:10

En réponse à par AlexJ (non vérifié)

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Soyons rigoureux : quand vous écrivez lamda, voulez-vous dire lambda? Encore du grec ! Ceci dit, j'avoue ne pas adopter votre opinion selon laquelle la présomption d'innocence ne concerne pas le citoyen lambda. Au contraire, chaque citoyen doit respecter cette présomption et ne pas  déclarer coupable, par exemple de harcèlement sexuel, la personne incriminée, tant qu'un jugement définitif n'établisse le bien fondé de l'accusation. Le faire, c'est s'exposer à des difficultés judiciaires. Monsieur Asselineau ne peut donc pas, pour l'heure, être déclaré coupable, faute d'une  décision définitive. Pour votre information, celui qui a déposé une plainte infondée s'expose à une procédure appelée dénonciation calomnieuse, qui est sanctionnée par l'article 226-10 du code pénal. Son auteur encourt une peine de cinq ans d'emprisonnement assortie d'une amende de 45.000€.

Je vous accorde que la personne accusée de harcèlement sexuel est dans une situation handicapante, tant qu'elle n'a pas été déclarée innocente, si elle l'est.

N'allez surtout pas déduire de ces explications juridiques sommaires que le harcèlement sexuel ne heurte pas ma conscience.