l'Éducation nationale, l'Enseignement supérieur, la Recherche et l’Union européenne.

Yohan DECAUX
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Dans un précédent article, j’avais montré que le financement du supercalculateur ROMEO par la région Grand Est et par l’Union européenne n’était qu’une opération de communication des deux structures. La grande région et l’Union européenne avaient pu répandre leur propagande sur l’ensemble du campus, la dernière engrangeant au passage la coquette somme de 1,3 millions d’euros.
Dans cet article, nous verrons que ces deux structures n’en sont pas à leur coup d’essai. Nous verrons également comment elles arrivent, par leurs opérations publicitaires incessantes, à s’imposer dans le monde de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

Je vous propose ici de regarder plus en détail la propagande quotidienne de l’Union européenne. Prenons en exemple le Lycée professionnel Europe, dans le quartier rémois du même nom.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur sa devanture, on voyait apparaître, jusqu’en 2018 le logo de la Champagne-Ardenne. Il a été récemment remplacé par le logo de la région Grand Est, qui s’accapare le bâtiment.


Ce logo est repris par le site internet du Lycée, au côté de celui de l’Union européenne.
En effet, le lycée Europe perçoit une partie du FSE (fond social européen), au titre de « l’initiative pour l’emploi des jeunes» (IEJ), ce qui explique la présence de ce deuxième logo.
Le montant total de l’IEJ s’élève à plus de 310 millions d’euros par an, ce qui représente un coup pour l’État Français de 465 millions d’euros (sur la base des calculs réalisés dans l’article précédent).
Par ce financement l’Union européenne, insinue sa propagande dans l’Éducation nationale, en réalisant une belle marge de 155 millions d’euros, au frais de l’État Français.

Il ne vous a pas échappé que les frontons des lycées français - et les lycées rémois n’y dérogent pas - sont régulièrement pavoisés de drapeaux bleus aux étoiles d’or. En voici un exemple avec le Lycée Roosevelt :

 

 

La propagande ne s’arrête pas là, puisque l’Assemblée nationale vient d'adopter un amendement au projet de loi « sur l'école de la confiance » et prévoit la présence obligatoire du drapeau européen dans les salles de cours. Ainsi, le ministère de l’éducation nationale va devoir dépenser des sommes considérables, alors même que l’on supprime des postes d’enseignants, pour réaliser la propagande de l’Union européenne.


Pour rappel, la présence du drapeau européen sur les frontons des Lycées ou dans les salles de cours est anticonstitutionnel, puisque la Constitution française ne reconnaît que le drapeau tricolore (article 2 paragraphe 2). Doucement, on habitue le Français à vivre avec le drapeau européen, on lui fait croire que cette entité supranationale est utile à l’éducation nationale, alors même que, de la France, elle reçoit des fonds, et qu’elle les redistribue en prélevant une forte dîme.

Dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche, la propagande est similaire. Les enseignants reçoivent des directives de leur ministère, qui émanent elles-mêmes des différentes institutions européennes. On peut citer la commission européenne contre le racisme, qui impose au gouvernement français des politiques de diversité ethnique au sein des universités, alors même qu’en France les statistiques concernant la diversité ethnique sont interdites, puisque contrevenant à l’article premier de la Constitution française. Les enseignants se servent alors de statistiques ethniques qui émanent d’autres pays et promeuvent le modèle anglo-saxon faisant fi du texte fondamental qui définit la société française.

Les enseignants chercheurs doivent prioritairement trouver des fonds pour financer leurs recherches, surtout dans le domaine des sciences appliquées. Or, l’État français donnant chaque année environ 9 milliards de plus qu’il ne reçoit de l’Union européenne, il est moins prompt à financer la recherche.
Les enseignants chercheurs se tournent alors vers l’Union européenne pour récolter des fonds. Ils s’engagent dans des projets pénibles, qui n’offrent pas forcément un grand intérêt scientifique ou stratégique pour la France, mais qui rapportent des bénéfices au niveau européen.
Une fois les projets effectués, l’Union européenne débloque des fonds pour les chercheurs, en échange du service rendu, par l’intermédiaire du FEDER (Fond européen de développement régional).
La subtilité avec le FEDER, c’est qu’en plus du drapeau européen, il sera apposé (sur le matériel « financé » par l’Union européenne) la mention « INTERREG » accompagnée des noms des régions qui constituent l’eurorégion, à savoir pour la Marne «  France, Wallonie, Westphalie », ou « France, Wallonie, Vlandereen » (la Marne étant en réalité une zone adjacente de cette dernière, mais on ne s’attardera pas sur ce détail technique). Cette mention fait la promotion du fédéralisme européen, qui est un courant politique, et n’a donc rien à voir avec le domaine de la science. Le but sous-jacent est de détruire les États-nations, en mettant sans cesse en avant les eurorégions et l’Union européenne, pour jeter le discrédit sur la France, et, plus grave, la faire disparaître.

Finalement, le FEDER et le FSE totalisent environ 15 milliards d’euros par ans. La France se fait donc escroquer, tous les ans, de 7,5 milliards d’euros sur la base des calculs précédents, tout en finançant la propagande de l’Union européenne dans le monde de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche.
L’Union européenne est devenue omniprésente dans ces univers, qui forment pourtant les Français de demain. La propagande est réalisée à tous les niveaux, aussi bien sur les enseignants que sur les élèves ou les étudiants. Pourtant, l’intervention de l’Union européenne dans ces domaines est néfaste, puisqu’elle subtilise en réalité à l’État français des ressources qu’il aurait pu investir.
L’Union européenne est en train de s’approprier l’avenir de la France.