La DESTITUTION de M. Macron et les Gilets Jaunes (II)

Jean
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Rappelons l’essentiel de l’article précédent. Toute charge publique impose à son détenteur des obligations à respecter. Au cas où il ne s’y soumettrait pas, des sanctions doivent être prévues, ce que chacun comprend aisément, sans connaissances juridiques particulières.

Le président de la République a la charge suprême qui lui impose de lourdes obligations. La sanction prévue au cas où il les violerait est la destitution. C’est ce qu’exprime sans aucune ambiguïté l’article 68 de notre Constitution.

Dans l’esprit même du législateur que l’on connaît par le rapport de la Commission Avril et tel qu’il est rédigé, cet article vise, non pas à énumérer les différents manquements concrets, mais à exprimer l’idée générale dont la formulation vaut aussi pour l’avenir et selon laquelle la destitution est possible si les obligations de la charge politique sont trahies.

Sans conteste possible, la responsabilité visée est la responsabilité politique, et non une responsabilité pénale qui frappe tout citoyen.

Le professeur de droit public Yves Luchaire s’est donné le ridicule d’ergoter en soutenant que cette responsabilité est pénale. Et de donner comme exemple le cas où le président rosserait sa femme !

Et le comble, c’est que ce professeur, réputé spécialiste ( !), fut suivi par la presse servilement agenouillée devant les titres universitaires, contre le texte même de la Constitution qui doit prévaloir sur toutes les arguties destinées à masquer la fausseté des raisonnements !

Soulignons un détail fort éclairant et qui prouve surabondamment que c’est la responsabilité politique qui est en jeu dans l’article 68.

La commission Avril a voulu changer la dénomination ancienne de Haute Cour de Justice en Haute Cour, au motif que l’ancienne laissait penser que c’était une institution judiciaire, alors même qu’il n’en était rien et qu’il s’agissait bien d’une institution politique, chargée d’examiner les manquements politiques du Président. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Haute Cour ne peut prononcer de condamnations contre le président et doit se borner à dire s’il y a eu manquements, à les citer et à prononcer la destitution ou à la rejeter. Un point, c’est tout. C’est tout simplement la séparation du politique et du judiciaire.

Reste à savoir où trouver les obligations qui pèsent sur le Chef de l’Etat et qui limitent ses pouvoirs pour nous préserver de la dictature ou des caprices du prince, puisque, volontairement, l’article 68 ne les énumère pas.

C’est, d’une part, dans la Constitution, d’autre part, dans le bloc reconnu constitutionnel par le Conseil constitutionnel, à savoir la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, d’ailleurs cité en préambule de la Constitution du 27 octobre 1958.

Comme tous les citoyens français, le président de la République est subordonné à la Constitution à laquelle il doit se soumettre et - devoir dévolu à lui seul - au respect de laquelle il doit veiller.

Combattre pacifiquement contre un pouvoir félon, c’est utiliser les armes qu’offre les textes déclarés constitutionnels. C’est éviter les pièges de la violence, condamnable tant que l’on n’a pas épuisé les armes constitutionnelles. Si les députés et les sénateurs refusent d’engager la procédure de destitution en la menant jusqu’à son terme, ils priveront le peuple soulevé d’une arme constitutionnelle pacifique et devront être tenus pour responsables si les choses dégénèrent.

La violence ! Il est curieux de constater que tous ces politiciens qui crient à la violence et à sa répression violente, tel ce professeur de philosophie, Luc Ferry, se réclament de la Révolution française de 1789. Et pourtant, ils doivent savoir que cette révolution a fait couler des flots de sang innocent : génocide des Vendéens, exécutions sommaires, fusillades, noyades de Nantes dans la Loire appelée La Baignoire nationale par Jean-Baptiste Carrier, pour les prêtres réfractaires d’abord, ensuite pour la kyrielle d’innocents ; la mort furieusement pratiquée par la Guillotine, ce monstre de la Terreur et de la Barbarie, ces autels au culte de la déesse Raison qui déraisonnait. Le sommeil de la Raison engendre des monstres, a-t-on dit, et cette période a engendré des monstres sanguinaires.

Et maintenant que le peuple se révolte contre le pouvoir macronien et ses soutiens de tous bords, les Rémois peuvent songer à une fameuse phrase et dire : ils brûlent présentement ce qu’ils ont déclaré toujours adorer et ils adorent la répression qu’ils déclarent toujours brûler. Tartuffes incurables !

Ils refusent de voir que nous sommes dans une situation prérévolutionnaire dangereuse et qui ne peut que s’aggraver avec le maintien dans l’Union européenne où nous perdons progressivement notre souveraineté et notre pouvoir de décider, sans parler de toutes les autres pertes.

Quels sont les avantages de la destitution d’Emmanuel Macron ?

Nous délivrons notre nation d’un président qui lui nuit. C’est un premier pas révolutionnaire pacifique qui nous évite la barbarie du sang répandu.

En écrivant à tous les députés et à tous les sénateurs pour leur demander d’engager la procédure de destitution, le peuple soulevé verra clairement ceux qui soutiennent Emmanuel Macron et ceux qui le rejettent, ceux donc qui jouent le jeu de la récupération pour se maintenir au pouvoir et ceux qui veulent un changement radical. Quand bien même cette procédure n’irait pas jusqu’à son terme par la faute des députés et des sénateurs, le peuple éclairé sur la traitrise des élus devra alors avoir bonne mémoire et ne jamais plus voter pour ceux qui, par leur refus, auront maintenu Emmanuel Macron à la tête de l’Etat. Cette salutaire purge électorale sera elle aussi pacifique. Ce sera le deuxième pas vers la victoire qu’il faut préparer dans le calme.

Si cette procédure aboutissait à la destitution du président actuel, il y aurait des élections présidentielles, nouvelle donne dont les Gilets Jaunes et tous les autres citoyens pourraient tirer tout le parti possible pour assurer les changements nécessaires.

Quel peut être le courrier à adresser aux députés et aux sénateurs ? L’article qui va suivre incessamment le montrera.

Le rédacteur du présent texte, qui agit ici en tant que Gilet Jaune, remercie la direction départementale de l’UPR de lui avoir ouvert une tribune où il peut s’exprimer sans subir de censures, à l’exemple du Bureau National qui a prêté à des Gilets Jaunes le studio de sa chaîne Youtube UPR TV pour qu’ils puissent débattre librement entre eux.