Démission ou destitution de Macron : le vœu de Gilets Jaunes (I)

Jean
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Des Gilets Jaunes ont affiché le slogan, les uns Démission, les autres Destitution, pour exprimer le même désir que Macron quitte sa fonction de président.

Initialement, le mot choisi était DÉMISSION. Comme on répétait partout que ce vœu était inopérant, certains d’entre eux usèrent à bon escient du mot DESTITUTION.

Mais le clan de Macron veillait. On déclara à tort que la DESTITUTION était impossible. Et, pour en persuader le peuple, un professeur de droit ergota sur le sens de l’article 68 de la Constitution qui fonde le droit à destitution. Cet article fut jugé flou, vague et ne concernant que la vie privée du Chef de l’Etat, explication qui couvre de ridicule.

Nul besoin d’être grand clerc en droit. Il suffit de comprendre avec bon sens et bonne foi notre bonne langue nationale.

Voici le texte de cet article qu’ils incriminent bien à tort : « Le président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. »

Cette phrase signifie tout simplement et incontestablement : « La destitution n’est possible que si le président de la République trahit incontestablement les obligations de sa charge dans l’accomplissement de son mandat. ».

Si ce ratiocineur avait fait preuve d’une honnête curiosité intellectuelle, il aurait au moins lu le rapport de la Commission Avril qui éclaire cet article d’une totale lumière. Chacun de nous peut s’y référer sur Internet.
 

Le législateur veut sans aucune ambiguïté que :

  1. Les fautes invoquées soient incontestables aux yeux du plus grand nombre, ce qu’exprime l’adverbe manifestement. Et ceci pour éviter que des esprits partisans ne puissent engager une procédure de destitution sans véritable fondement.

  2. Ces fautes touchent à l’accomplissement de son mandat et ne soient pas des fautes privées de simple citoyen, avec cette réserve toutefois que si ces dernières portent atteinte à la dignité de la fonction présidentielle, elles sont, elles aussi, passibles de destitution.

  3. Que cet article n’expose pas les cas concrets de trahison des devoirs de la charge, mais se borne à énoncer l’idée générale qui vaut pour le présent et pour l’avenir, à savoir que tout manquement certain aux devoirs de sa charge par le président peut être sanctionné par la destitution. Cette Commission avait une claire conscience que la société évoluant, il fallait, non pas se perdre dans les détails du présent, mais énoncer l’idée pour que son expression demeure intacte et valable dans le futur.


Cet ergoteur devait quand même savoir qu’à toute charge publique s’imposent des obligations publiques et que le viol de ces devoirs appelle sanction. La sanction pour le président de la République fautif, c’est la destitution.

Il ne devait pas non plus ignorer que, dans une république, ces obligations limitent le pouvoir du président et la protègent des caprices du prince, sans quoi nous serions, de fait, dans un système dictatorial.

S’il était prouvé que Monsieur Macron a trahi ses devoirs de Chef d’Etat - et ce sera prouvé - il ne serait pas abusif de le proclamer dictateur.

Gouverner, c’est faire croire, a dit Machiavel. L’esprit machiavélique des puissances souterraines au seul service d’elles-mêmes a tenté de persuader le peuple que la destitution du tyran utile pour elles est impossible.

Avoir cette conviction, c’est priver les Gilets Jaunes d’une arme pacifique qui peut abattre Macron et, du même coup, c’est les pousser à la violence pour mieux les réprimer. Quiconque veut les en priver est un ennemi du peuple souverain qui s’est soulevé.

Le prochain article montrera comment les Gilets Jaunes pourront eux-mêmes exploiter cette possibilité de destitution et, ce faisant, démasquer les élus qui les trompent par des attitudes hypocrites. Et ils sauront alors pour qui ne pas voter, desquels se détourner et lesquels combattre.