LES GILETS JAUNES et l’UPR

Jean
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Il est maintenant connu que le Président de l’UPR a apporté son soutien aux Gilets Jaunes, en leur suggérant de demander la destitution de Monsieur Emmanuel Macron et en leur donnant des raisons qui fondent cette demande. Heureux de ce soutien, le signataire de cet article en remercie vivement Monsieur François ASSELINEAU.

Il importe au plus haut point que chaque adhérent ou sympathisant de l’UPR leur tende une main fraternelle indéfectible, car c’est le peuple de notre France dénaturée qui, accablé par toutes sortes de charges, se révolte légitimement contre un pouvoir qui n’a pas compris que ce n’est pas La République En Marche, mais c’est la Révolution En Marche qui se lève pacifiquement.

Il ne s’agit pas pour nous de récupérer cette révolte au profit de l’UPR, comme le font honteusement les partis traditionnels, coupables eux aussi de cette dégradation. Il s’agit d’abord  de leur apporter un  cordial soutien, car la chaleur humaine reçue désamorce la violence contenue. Il s’agit ensuite de les éclairer, sans condescendance blessante et avec une fraternelle humilité, sur les causes profondes des maux cruels qu’un pouvoir sans coeur leur inflige sur ordre de l’Union Européenne, car les journalistes et les politiciens ont délibérément privé de ces lumières le peuple français. Nous devons être  des flambeaux, soucieux de répandre la vérité et de proposer et  soutenir de justes mesures en leur faveur.

En effet, les gilets jaunes ne se targuent pas d’être d’éminents esprits. Ils connaissent leurs limites et réclament des lumières désintéressées. Ce qu’ils savent clairement, c’est ce dont ils souffrent et ce qu’ils veulent.

Il faut combattre cette prétention de ceux qui, ayant des titres universitaires, s’imaginent être intelligents, comme si de tels titres procuraient l’intelligence. Ces titres ne sont qu’un constat de connaissances, et quelles connaissances ! N’avez-vous pas  remarqué chez eux cette propension à se décerner à eux-mêmes des titres d’experts en ceci ou en cela ? L’on songe à la phrase d’un penseur rebelle dont la pointe assassine déclarait : «  Ces intellectuels me font penser à des eunuques de harem qui caressent les idées sans espoir de les féconder. » 

Pourquoi donc cette apparition soudaine des Gilets Jaunes ? Ceux qui regardent et écoutent avec le cœur sentaient monter cette révolte avec effroi, car l’histoire du monde enseigne que toute révolution verse le sang. Le climat est manifestement pré-insurrectionnel. Pour conjurer le péril qu’il annonce, il faut balayer le pouvoir en place, en commençant par la destitution du Chef de l’Etat.

Beaucoup de gilets jaunes ont voulu agir pacifiquement, mais la cécité et la surdité de Macron, plein de sa petite personne, ont durci le mouvement qui refuse présentement  de se retirer. Il en porte le premier la responsabilité  et, à sa suite, les godillots d’En Marche, infatués d’eux-mêmes eux aussi.

Mais quelle est donc la cause profonde qui les a jetés dans la rue ? Le peuple de France a perdu confiance depuis un certain temps dans les partis politiques qui sont dits ne représenter qu’eux-mêmes et leurs intérêts communs et particuliers. De même dans les syndicats qui, disent-ils, s’arrogent le droit de parler au nom de tous les travailleurs, alors qu’ils ne constituent qu’une masse de 10% au plus. Telle est l’opinion du peuple assez partagée qui, à présent, tient toute cette comédie dans un profond mépris.

C’est pourquoi, les Gilets Jaunes rejettent ces organisations jugées perfides et ont décidé de créer un mouvement pacifique apolitique où chacun oublie ses préjugés partisans et s’unit fraternellement aux autres pour combattre en faveur de la vérité et de la justice. Cette noble lutte doit sereinement se poursuivre et être soutenue.

Et  puisque le signataire de cet écrit est de tout cœur avec les Gilets Jaunes, il se permet de donner un conseil à ses frères de combat. Surtout qu’aucun de vous ne s’en prenne à la force publique, aux gendarmes, aux policiers, aux CRS…, car ils ne sont en rien responsables de votre infortune. Laissez-les accomplir leur noble mission qui vise à assurer l’ordre public et à vous protéger de ceux qui, en usant de violences criminelles, dénaturent et discréditent votre mouvement. Prenez garde à ne pas perdre le soutien massif de l’opinion publique, condition indispensable de votre victoire finale, car, devant le sang versé de votre fait, cette opinion se retournerait sans retour. Oui, clamez votre révolte sans violence et maîtrisez votre légitime exaspération, pour éviter une révolution sanglante qui précipiterait dans le chaos notre chère France.

Votre frère de combat, Jean.

A SUIVRE.