L'inauguration du supercalculateur ROMEO

Yohan DECAUX
Catégorie
Information locale


Le lundi 1er octobre 2018, Cédric Villani, brillant lauréat du prix Fields, a inauguré le supercalculateur Roméo de la Faculté des sciences rémoise. Le moindre recoin du Campus UFR-SEN arborait une affiche du mathématicien sur laquelle étaient signalés les organismes contributeurs. Parmi eux, la République Française, l’Union européenne, la région Grand Est, le Grand Reims et l’Université de Reims.

Si cet éminent mathématicien était tout désigné pour présider cette inauguration, l’amalgame avec son mandat de député, obtenu sous l’étiquette d’un parti ouvertement européiste, est plutôt fâcheux. N’est-il pas périlleux pour la Science de se commettre avec le monde politicien ? Pourquoi avoir transformé cette inauguration scientifique en manifestation de basse politique ?

En effet, lorsqu’on sait que c’est la région Champagne-Ardenne qui avait financé ce projet pour un millions d’euros, l’on est fort surpris de voir la région Grand Est, émanation de la pensée européiste et dont l’ambition est d’avaler notre région, y faire sa publicité et s’arroger des lauriers. N’est-ce pas abuser le public ?

Quant aux drapeaux européens qui flottaient un peu partout sur le Campus en manière de propagande et qui étaient flanqués du perfide slogan « A été financé par L’Union européenne », on éclate d’indignation.

Indignation légitime chez quiconque connaît l’arithmétique élémentaire. Il est incontestable que la France verse 21 milliards à l’Union européenne, qui, elle, n’en restitue que 14. Elle nous en subtilise donc 7 milliards. Le comble, c’est que cette UE appelle cela aides et subventions. En réalité, ce qu’elle ose appeler de ces noms généreux n’est qu’une restitution et, en plus, une commission rapace d’un larcin de 7 milliards. Cette somme accaparée aurait pu servir, par exemple, à soulager la pauvreté qui s’accroît dans notre pays ou à aider la science française à progresser. Ces appellations fallacieuses et ce larcin colossal dictent à eux seuls de quitter au plus vite L’Union européenne.

Quel aurait donc été pour notre France le coût de ce supercalculateur, si Elle n’avait pas appartenu à l’Union européenne ? Il eût été de 5,3 millions, au lieu de 6,6 millions versés par le contribuable français. Comment cela ?

L’UE a donné 2,6 millions d’euros pour le supercalculateur, mais la France verse 21 milliards à l’UE et n’en récupère que 14. Donc, un euro dépensé par l’UE coûte à la France 1,5 euro (21/14 = 1,5). Donc, le coût du supercalculateur pour l’État français s’élève à 3,9 millions d’euros (2,6 x 1,5 = 3,9), alors que l’UE n’a versé que 2,6 millions.

Si à cela s’ajoutent les aides (région, ville de Reims, etc.) qui sont financées par les impôts locaux des contribuables, le coût total est donc de 6,6 millions, au lieu des 5,3 millions annoncés.

L’intérêt de la France et des Français est donc de quitter au plus tôt l’Union européenne.